Histoire des « AMAP » en pays de Sainte-Baume
ASSOCIATION POUR LE MAINTIEN DE L’AGRICULTURE PAYSANNE « AMAP »
C’est au pied de la Sainte Baume, à Ollioules, que la première AMAP française à vu le jour en 2001.
Les précurseurs sont les Japonais, en 1970. Des mères de familles s’inquiétèrent des conséquences de l’intensification de l’agriculture, et eurent le sentiment d’empoisonner leurs enfants en les nourrissant. Elles décidèrent alors de se regrouper et de passer un contrat avec un agriculteur : en échange de la garantie d’achat de toute sa production à l’avance, l’agriculteur s’engagea à cultiver sans produits chimiques. En 1993, toujours au Japon, un foyer sur quatre participe à un Teikei (signification : »mettre le visage du paysan sur les aliments »). En 2001, la famille Vuillon crée la première AMAP de France, les Olivades, entre Ollioules et la Seyne-sur-Mer. En février 2004, Aubagne accueilli le premier colloque international des Teikei.
Une AMAP est un engagement mutuel par le biais d’un contrat entre un agriculteur et un « consomm’acteur » lequel s’associe à une ferme locale pour bénéficier d’aliments de saison, frais et sans pesticides ni engrais chimiques de synthèse. Ces denrées peuvent être : des fruits, des légumes, des œufs, du fromage, de la viande, mais aussi, du miel, du poisson, de l’huile d’olive, du pain, etc., du terroir et/ou anciennes.
Le « consomm’acteur » paye à l’avance une part de récolte correspondant à un prix fixé par un calcul totalement transparent qui prend en compte les charges de l’exploitation. Il récupère ses produits en un lieu, un jour et un créneau horaire régulier. Ce type de distribution permet au producteur et au consommateur de s’accorder sur un coût constant. Il est solidaire du producteur dans les aléas de production. Il participe à l’organisation de la distribution et à la gestion de l’AMAP.
- LES ENGAGEMENTS DU PRODUCTEUR :
De son côté, dégagé des contraintes de distribution, le producteur se consacre entièrement à la production. Il s’engage à cultiver dans le respect des sols et des ressources et à respecter les dix principes de l’agriculture paysanne.
- LES AVANTAGES : POUR LES CONSOMM’ACTEURS
* Avoir accès à des produits locaux de qualité, sains et frais.
* Profiter d’un moment de convivialité : échanges de recettes, d’astuces, sensibilisation des petits et des grands, rencontre avec le fermier.
* Profiter d’une dynamique collective de soutien à l’agriculture locale.
* Profiter d’un prix abordable grâce à la réduction du gaspillage des produits. En effet, dans l’agriculture traditionnelle, 60% de la récolte reste aux champs, tandis que dans les AMAP, la totalité de la production est consommée. Ceci réduit les coûts de production, et donc, les prix de vente.
* Permettre de développer les produits régionaux et locaux : les consommateurs peuvent avoir à leur disposition des aliments spécifiques à leur région.
- LES AVANTAGES : POUR LES PAYSANS
* Un prix garanti et équitable.
* Participer à la lutte contre les pollutions et risques de l’agriculture industrielle (respect de l’Homme, des saisons et de la planète) ; lutter contre le paradoxe d’une agriculture industrielle subventionnée et d’une agriculture biologique (parfois) sans soutien.
* Création d’un lien privilégié et direct avec leurs consomm’acteurs. Les lieux de distribution sont la ferme et des points de vente situés en ville.
Article rédigé par les étudiants en BTS Diététique première année du Lycée La Cadenelle, à Marseille
