Ressentir l’arbre

Ressentir l’arbre

Ressentir l’arbre

Le fait que la passiflore soit capable de diriger une vrille vers la position future d’un support que l’on déplace régulièrement selon une direction donnée (Cf. Francis Hallé), ne laisse aucun doute quant à sa capacité à raisonner afin de s’adapter au mieux à son environnement. N’est-ce pas là la définition de l’intelligence, qui montre que les plantes n’en sont pas dépourvues ? Et que dire des arbres, capables par exemple de modifier le tanin de leurs feuilles, afin de dissuader un prédateur de poursuivre sa dégustation, et d’utiliser de nombreux moyens de communication (olfactifs, chimiques, électriques, tactiles, visuels, acoustiques) (Cf. Peter Wohlleben), dont certains pour prévenir leurs congénères ?

L’arbre est un être intelligent, connecté à tout ce qui l’entoure : le minéral, le vivant, les phénomènes atmosphériques, géologiqus, géobiologiques, et même le cosmos (lune, soleil, planètes, galaxie) (Cf. Ernst Zürcher). Il nous donne au passage une bonne leçon, nous qui avons oublié que nous étions tous reliés à l’Univers, à la Nature et à tout ce qui la compose. De plus, et contrairement à ce que nous dit la science du courant dominant, portée pour l’essentiel par le matérialisme, le hasard, le déterminisme et la causalité stricte (Cf. Philippe Guillemant), l’arbre, comme tout être vivant, n’est pas qu’une machine biologique gouvernée par la chimie. Il possède une conscience qui, comme la nôtre, se trouve en partie hors de l’espace-temps et n’est pas née de la complexité d’un cerveau.

Nous sommes en ce sens identiques à l’arbre, et nous pouvons par conséquent échanger avec lui. Mais il ne faut bien sûr pas s’attendre à communiquer avec des mots. Ce n’est d’ailleurs pas avec notre intelligence mentale que nous pouvons effectuer cet échange, mais avec notre intelligence émotionnelle, ouverte aux multiples informations inconsciemment captées. Ressentir l’arbre, c’est observer ce que l’on ressent à l’intérieur de soi lorsque l’on s’approche doucement de lui. C’est prêter attention à ce qui se passe au niveau de nos émotions. En étant attentif à cela, puis en venant toucher l’arbre, après l’avoir respectueusement salué (ceci est très important), l’échange peut avoir lieu ; un échange d’émotions qui se transformeront ensuite en sentiments, impressions ou sensations, et peut-être même en quelque chose de plus précis… Par contre, si vous ne ressentez rien, il est possible que ce soit l’arbre qui ne souhaite pas communiquer avec vous ; cela arrive parfois. Dans ce cas, n’insistez surtout pas, et cherchez un autre interlocuteur.

L’échange avec l’arbre est possible quand notre aura interagit avec celle de l’arbre. L’aura est l’ensemble des champs d’informations persistant autour d’un être vivant. Elle est créée par les ondes de torsion (Cf. Nikolaï A. Kozyrev) émises par l’être (ses émotions), couplées au champ de biophotons (Cf. Fritz-Albert Popp) constituant l’hologramme interne qui structure l’être, comprenant toutes les composantes considérées comme « énergies subtiles » (couches de l’aura, chakras, méridiens d’acupuncture).

Respectez les arbres, ils sont nos plus fidèles compagnons et nos alliés du futur. Et n’oubliez surtout pas de les remercier après chaque échange.

Edition 2022 - Philippe Brard