Mais qui es-tu, Douceline ?
Tu nais à Digne en 1214. Ton nom porte déjà en lui une promesse de douceur. Claude-Louis Combet, dans La Vita de la Bienheureuse Douceline, parle de la « mellifluence » de ton nom, comme une coulée de miel.Il ajoute:
» On ne peut rien chanter de plus suave, rien entendre de plus joyeux, rien penser de plus doux que Mme Douceline »
Tu grandis à Barjols dans une famille dévouée aux plus pauvres et aux malades. Très tôt, ton regard sait percevoir la beauté cachée du monde : » l’âme des oiseaux, des arbres, des nuages, des eaux courantes qui unissent la montagne à la mer.Le regard que tu portes sur le monde est empreint du contraste d’ombres et de lumière, propre au midi. »
À Hyères, auprès de ton frère le grand franciscain Hugues de Digne, tu fondes ce que tu appelles « l’ordre qui plaît à Dieu », établissement de béguines nommé » les Dames de Roubaud ». Tu deviens ainsi la première béguine attestée de Provence. Puis à Marseille, tu fondes une deuxième Maison de béguines des dames de Roubaud et accomplis pendant vingt années le service auprès des pauvres, des malades et des plus démunis. Cet établissement va perdurer près de deux siècles à Marseille. La place de Lenche sera le dernier emplacement des béguines de Roubaud, et les cisterciennes de Saint Pons viendront s’installer vers 1351 à vos côtés. La rue actuelle de Saint Pons en garde la mémoire.
Lorsque tu meurs en 1274, tout Marseille accourt auprès de toi : les notables comme les plus humbles, les franciscains comme les autres communautés. Tous veulent te rendre hommage , Ö toi au coeur simple et à la « sainteté rayonnante »comme il est dit dans le Propre du diocèse de Marseille
