Ces expressions d’aujourd’hui.. qui remontent au Moyen-âge..

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Ces expressions d’aujourd’hui.. qui remontent au Moyen-âge..

Ces expressions d’aujourd’hui.. qui remontent au Moyen-âge..

Est-ce parce que Yves Chiavassa est installé au pied de l’ancien château et site médiéval de Rougiers qu’il a été inspiré ? Ou par le Poète-Troubaire qu’il incarne ? Et le troubadour n’était-il pas étymologiquement un « trouveur d’œuvre »?
Toujours est-il que sa recherche littéraire l’a amené à retrouver d’anciennes expressions que l’on retrouve de nos jours, souvent avec un sens différent. Laissons-nous aller à revisiter quelques-unes de ces propositions.
L’expression « tirer son épingle du jeu » viendrait de ces dames de la bonne société qui dans l’ancien temps utilisaient des aiguilles à tricoter pour jouer à un jeu d’adresse (l’ancêtre du Mikado ?).
L’expression « Espèces sonnantes et trébuchantes » viendrait du temps où le banquier, lors des foires ou marchés, était sur son banc, sondait le poids et la qualité des alliages (bon aloi) des monnaies et les pesait sur le trébuchet.
« Tirer les vers du nez », viendrait de « Tirer la vérité du nez ».
« Être logé à la même enseigne », viendrait de l’époque où certains apprentis dormaient à l’atelier pour surveiller l’enseigne. Quelques métiers étaient autorisés à travailler la nuit, d’où l’expression « travailler au noir ».
« Payer en monnaie de singe » remonterait au temps où les troubadours ou autres ménestrels utilisaient des singes du Rocher de Gibraltar pour compléter les attractions. Ils avaient acquis le droit de payer l’octroi en présentant un « méreau », monnaie de plomb où figurait un singe.
« Se tenir à carreau » vient du mot carreau utilisé pour décrire la flèche ou projectile de l’arbalète, d’où le fait que l’on avait aucune envie de se recevoir un carreau d’arbalète.
« Avoir droit au chapître » vient du temps où les moines se réunissaient dans la salle capitulaire, et tout le monde n’avait pas droit à la parole et le moinillon récalcitrant pouvait se faire « chapîtrer ».
« Être aux cents coups » : à l’heure du gros repas de midi, cent coups étaient frappés, pour que les religieux puissent achever leur tâche en cours et procéder aux ablutions.
Beaucoup d’autres expressions sont à découvrir…

Edition 2022 - Yves Chiavassa