Les sentinelles de l’environnement
Je m’appelle Alexandre, le lutin de La Cadière-d’Azur, et jeune retraité de l’Armée de l’air. J’ai été mécanicien et navigant occasionnel sur Mirage 2000.
Durant ma carrière, j’ai eu de beaux avions entre les mains, connu une cohésion de groupe exceptionnelle, fait de belles missions internationales et de très beaux vols à bord du fameux Mirage 2000, et ça, c’est grâce aux contribuables français…
En prenant ma retraite à 35 ans à La Cadière-d’Azur, j’ai souhaité redonner de ma personne en rendant service gratuitement aux artisans et producteurs de cette belle planète Terre que j’ai si souvent observée vu du ciel… J’ai pu réaliser mon rêve en aidant le maraîcher, le chevrier, le patron-pêcheur, quelques viticulteurs, et surtout Nathalie, l’apicultrice…
J’ai d’abord proposé mon aide pour les transhumances, cela m’a rappelé l’ambiance des vols de nuit… Car nous devons faire cette opération spéciale en comité restreint, de nuit, en silence, avec très peu d’éclairage et avec beaucoup de précautions pour charger les ruches. Étant très curieux de nature, j’ai pu, en compagnie de Nathalie lors de visites de routine, observer la vie des abeilles à l’intérieur des ruches.
J’ai découvert que les abeilles avaient en elles beaucoup de technologie avancée, tout comme sur nos avions de chasse. Elles ont un système de navigation très élaboré, elles utilisent la course du soleil, la lumière ultraviolette et le champ magnétique terrestre. Elles font des vols tactiques de renseignement afin de communiquer entre elles par des messages codés — que nous n’avons toujours pas décodés — pour situer les zones où se trouve leur nourriture.
Pour stocker le miel, elles fabriquent des cadres à structure de type nid d’abeilles, un modèle copié dans la construction aéronautique. Elles ont un service d’ordre qui autorise ou non une abeille, amie ou ennemie, à se poser sur la planche d’envol, et elles peuvent voler en formation d’attaque et se transformer en missiles vivants afin de défendre leur base aérienne !
Je me suis rendu compte aussi qu’elles ont un sens aigu de la hiérarchie, de l’efficacité, de la discipline et du travail en totale cohésion, comme quand nous sommes en opération : nulle place au doute ni à l’improvisation.
Actuellement, elles ont grand besoin de notre protection, et nous avons établi un partenariat avec elles pour lutter contre l’attaque incessante des frelons asiatiques. C’est un honneur pour moi de participer à cette lutte comme si j’étais toujours en activité…
Je suis devenu un chevalier du ciel au service des abeilles, qui, elles, sont les sentinelles de l’environnement !
(Illustration IA)
