La chape de Saint-Louis d’Anjou

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La chape de Saint-Louis d’Anjou

Une relique devenue objet d’art

Saint-Louis d’Anjou, petit-neveu du roi Saint-Louis de France, était Comte de Provence par sa naissance. Il fut évêque de Toulouse, mourut à Brignoles à l’âge de 23 ans et fut canonisé. Il était le second fils de Charles II, roi de Naples qui fit construire la basilique de Saint-­Maximin en 1295. En 1310, son épouse Marie, reine de Hongrie, remit la chape de son fils au couvent des Dominicains.  Cet ornement liturgique était destiné au Trésor de la basilique en construction pour honorer le culte de Sainte Marie Madeleine. En tant que relique, ce magnifique pluvial qui avait été porté par un Saint de la famille royale, contribuait à renforcer le pouvoir spirituel et temporel de la dynastie capétienne en Italie et en Provence.

La chape est composée comme une prière

Les Dominicains l’ont revêtue au cours des siècles pour accueillir les hôtes prestigieux, rois et papes, qui se rendaient à la Sainte-Baume, jusqu’à ce que sa préciosité la range au titre des objets d’art classés au patrimoine français. Composée de 30 médaillons circulaires, la grâce de l’expression des personnages et la délicatesse de l’ouvrage brodé en font une oeuvre exceptionnelle de plus de trois mètres d’envergure. Elle porte aussi en elle l’histoire touchante de ce jeune prince, ambassadeur de la paix en Europe, qui délaissa sa couronne et ses richesses pour se consacrer à sa vocation franciscaine auprès des plus pauvres.

www.lesamisdelabasilique.fr

Ecrit par Françoise Sur - Edition 2017