Gargarius, vingt siècles d’histoire (près de Gémenos)

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Gargarius, vingt siècles d'histoire (près de Gémenos)

C’est là que se trouvait « GARGARIUS », le centre gallo-romain le plus important de toute la vallée de l’Huveaune. Ce lieu aurait pu être un marché à grains du temps des peuplades gauloises au début du 2ème siècle avant notre ère. Dans ce bourg paîen équipé de termes on vénérait BACCHUS et DIANE. Une épitaphe du 1er siècle, gravée en caractère romains ainsi qu’une tombe en tuiles romaines (IV ème siècle).

En 1049, l’évêque PONS et le Vicomte de Marseille FOULQUE firent don de cette église à l’Abbaye de Saint-Victor. Les chanoines de cette dernière restituèrent le lieu en 1205 contre une rente annuelle de cent émines de blé. Pendant ce temps, Dame GARDENCE avait acquis la maison de Saint Pons pour y fonder un monastère de bernardines sous la dépendance de l’abbécistercien du Thoronet. Dès 1407, devenue en pleine décadence Saint-Pons est rattaché à l’Almanarre près de Hyères. L’abbesse de Saint-Pons devient propriétaire de Saint-Jean de Garguier jusqu’à la révolution. Pendant cette période (1454) la confrérie de Saint Jean s’est développée pour compter près de 300 membres en 1600. Au XVIIème siècle, l’administration est confiée à la prud’homie des patrons pêcheurs de Marseille, lesquels exprimaient leur dévotion à Saint-Pierre.

A la révolution (le 15 Fructidor An IV), la nation adjugea la chapelle et l’enclos au sieur Charles Camoin, de Cuges qui les revendit au curé de Gemenos en 1810. Le Marquis d’Albertas en devint le nouveau propriétaire après 1824 pour le mettre à la disposition des capucins. S’en suivit d’autres propriétaires : Marquis de Clapiers (1839), famille d’Aillaud de Cazaneuve, puis Melle Jeanne de Cazaneuve qui en fit don à l’Archevéché de MARSEILLE.

Les ex-votos de Saint Jean de Garguier, qui sont d’authentiques témoins Du XVIème siècle à nos jours. C’est en provence et en Italie que l’on eut l’idée à partir du XVème siècle de reproduire sous forme de tableaux les péripéties du danger miraculeusement évité ou de la guérison surnaturellement obtenue.

Source : brochure N°33 (1987) comité du vieux Marseille

Ecrit par Thierry Blondeau - Edition 2014